Comment utiliser les fusées de détresse en mer

Une formation était dispensée, vendredi matin, pour les plaisanciers pêcheurs au large. De la prévention dans cette période de forte activité.

« Pour utiliser ses fusées de détresse, la première chose à faire est de porter des gants pour éviter les brûlures. Voir d’où vient le vent et lui tourner le dos, bras tenant la fusée à l’extérieur du bateau ; craquer et ne pas regarder la lumière pour éviter des brûlures de la rétine », expliquait, vendredi matin, Thierry Malo, chef de quart au Cross Jobourg et membre de la SNSM de Saint-Germain-sur-Ay.

Cette séance pour apprendre à se servir des feux à mains lui avait été demandée par l’Association brettevillaise des pêcheurs à pied et plaisanciers, présidée par Denis Richard. « C’est une prévention. Nous pêchons tous au large. Nous avons des fusées à bord mais nous ne savons pas forcément les utiliser. Or, si un jour nous en avons besoin, cette séance nous permet de savoir comment les utiliser. Il ne faut pas faire n’importe quoi »,confie Denis Richard.

Ces fusées ont une durée de vie de deux ans. Il est recommandé de ne pas les utiliser au-delà. Thierry Malo a passé en revue tous les matériels de sécurité à posséder sur un bateau pour survivre en cas de problème, notamment un équipement individuel de flottabilité (gilet, etc.) par personne embarquée, un moyen lumineux fixé sur l’utilisateur, un sifflet, des fusées de détresse, fumigènes, canot de survie, un moyen de remonter à bord une personne tombée à l’eau,un dispositif de lutte contre l’incendie et de remorquage, une VHF (radio), etc.

« Le numéro d’appel de sauvetages maritimes est le 196, et non le 18 qui est le numéro d’appel des pompiers », indique Thierry Malo.

Il a aussi fait une démonstration de l’utilisation des fumigènes, dont la fumée orange se reflète sur l’eau et peut être aperçue à plusieurs kilomètres, tout comme la lumière des fusées de détresse. La démonstration s’est achevée par une explication pour ouvrir et utiliser les canaux de survie.

Cette séance a eu lieu en présence de Francis D’Hulst chargé de mission départementale par la SNSM. L’Association brettevillaise des pêcheurs à pied et plaisanciers compte 40 adhérents.

Contact : Association brettevillaise des pêcheurs à pied et plaisanciers, tél. 02 33 46 65 16.

from Ouest-France – Actualité