Les physalies des mers chaudes sur nos plages

Des physalies, cousines des méduses, échouent sur la plage. Elles sont très urticantes même mortes, plusieurs jours durant.

« J’avais entendu dire qu’il y avait des physalies sur la plage. J’ai voulu les voir. En marchant le long de la laisse de mer, j’en ai trouvé quatre en peu de temps, pas très loin de la cale de descente à la mer. Elles étaient au milieu des algues », raconte Romaric Hermet, un jeune pilote de char à voile, venu participer, dimanche, au grand prix de France.

Cette espèce de siphonophore, cousine des méduses, également appelée vessie de mer ou galère portugaise, fréquente habituellement les eaux tropicales. Munies d’un sac rempli d’air, elles flottent et sont transportées par le courant et le vent. Elles possèdent des tentacules très urticants qui peuvent mesurer jusqu’à 50 m de long. « C’est exceptionnel d’en trouver sur nos côtes. Elles préfèrent les eaux chaudes. Elles échouent mortes sur nos plages. Ces animaux marins sont très jolis, transparents et couleurs bleues et roses. Mais attention, on peut les regarder mais surtout ne pas les toucher. Elles sont très urticantes et peuvent provoquer des réactions aux graves conséquences (brûlures, douleurs intenses, gênes respiratoires). Même mortes, elles sont encore actives pendant quelques jours. En cas de piqûres, il faut aller consulter, le plus rapidement possible, dans un hôpital », conseille Maxime Spagnol, membre de l’association Avril et de l’APP2R (Association pour une pêche à pied respectueuse de la ressource).

Aviser la municipalité

Jean-Luc Mairet, ancien président du club des Manchots, témoigne : « Elles ne sont pas rares dans le Sud-Ouest où on les trouve vivantes dans l’eau. Elles sont dangereuses. Mais ici, c’est la première fois que j’en vois. »

En cas de découverte de physalie sur une plage ou en bord de plage, il est vivement recommandé d’en aviser la municipalité. Par ailleurs, en cas de contact cutané, il est impératif de prévenir les services de secours en composant le 18. « Nous avons été alertés par la préfecture en fin de semaine, indique Isabelle Ève, adjointe au maire. Nous avons alerté tous les clubs sportifs qui fréquentent la plage. Nous allons prendre des mesures pour avertir les usagers, par un affichage, aux entrées de la plage. » D’autres ont été aperçues sur le littoral, notamment à Pirou.

Source Ouest-France – Actualité