Fascines et ganivelles protègent le littoral

Depuis quatre ans, la municipalité a choisi de protéger le littoral par la pose de fascines. Des ganivelles viendront renforcer cette protection sur un linéaire de 800 mètres.

Le projet

« La gestion des espaces naturels peut se faire sous plusieurs formes : pâturage, broyage, limitation des boisements, creusement de mares… », confie Antony Hannok, technicien et garde du littoral au Syndicat mixte des espaces littoraux de La Manche (Symel), gestionnaire des terrains du Conservatoire du littoral.

Mardi, 24 élèves du lycée Nature de Coutances, accompagnés de leurs enseignants, ont participé à un chantier de gestion naturelle de lande, encadré par Antony Hannock et deux employés du Symel : Christian Leconte et Éric Neuville. « Après la présentation de la gestion, de l’intéret et de la biodiversité d’une dune, les jeunes ont pratiqué des petits abattages ciblés dans une parcelle du Conservatoire pour créer des layons et faciliter ainsi la circulation des animaux qui y broutent. Les branchages en fagots, mis à disposition de la commune, serviront à la lutte contre l’érosion des dunes. »

Bonne résistance

Ce système de protection douce du littoral est pratiqué depuis quatre ans par la commune. Des fascines sont disposées au pied de la dune. Le sable s’accroche dans les branchages et reconstitue peu à peu la dune. « Ce système a bien résisté », confie Guy Closet le maire. « Lors des dernières tempêtes, ajoute Anton Hannok, la mer est venue manger, sous les fagots, qui se sont couchés et ont ainsi poursuivi leur travail de protection. »

Les fascines entreposées seront mises en place au mois de mars, après les grandes marées. Pour renforcer un peu plus cette protection, la municipalité en accord avec la DDTM (Direction départementale des territoires et de la mer) et les riverains, a décidé de poser des ganivelles sur 800 mètres de long, à droite de la cale de descente à la mer jusqu’à la charrière du Pilet. « Elles seront placées en retrait, sur un sol plus dur, au-dessus des fascines pour éviter qu’elles repartent à l’eau aux prochaines marées, indique Guy Closet. L‘objectif est de boucher les entailles faites par le vent, d’empêcher le piétinement, tout en conservant des accès directs à la plage pour les riverains par des aménagements particuliers. La DDTM nous aide au financement, à hauteur de 80 %. »

Source Ouest-France – Actualité

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